VALVYGNE : ELEVEUR PASSIONNE DE BERGER ALLEMAND DEPUIS 1971
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LA NOTION DE TYPE

 
 
 

LA NOTION DE TYPE

 

 

Marcel OLIVE disait que l'avenir découle du passé. Il est donc nécessaire de comprendre les notions fondamentales qui ont permis les formidables progrès accomplis par les éleveurs depuis un siècle et qui ont conduit au chien de Berger Allemand que nous connaissons aujourd'hui.

 

De nos jours, la notion de type est très utilisée dans l'élevage de Berger Allemand, nombreux sont ceux qui en parlent, mais bien peu sont ceux qui seraient capables d'en donner une définition précise.

 

QU'EST-CE QUE LE TYPE ?

 

Le dictionnaire nous précise que le type est le modèle idéal représentant les caractères essentiels d'une espèce déterminée. Un berger allemand "typé" est celui qui correspond parfaitement au modèle du genre et qui le représente de façon caractéristique.

 

 
Pour répondre à cette question je citerai deux exemples :

 

-         le premier me fut donné par Marcel Olive alors que nous discutions ensemble sur deux chiens. Ma préférence allait vers le second dont l'anatomie était supérieure et le Président m'expliqua que son choix du premier avait été dicté par le fait que, par son image, il était plus berger allemand que le second. Il voulait dire par là qu'il était plus typique de la race et plus représentatif.

-         Le second me fut donné par Hermann Martin qui dans les années 85, au moment de l'apogée d'Uran vom Wildsteiger Land, positionna assez loin dans son classement un de mes jeunes chiens qui avait gagné toutes les spéciales en France. A la fin de ses jugements, il m'expliqua que mon chien "n'était par le Berger Allemand que nous voulons faire" et me fit comprendre en me montrant les chiens de tête de sa classe le type de chien qu'il désirait et qu'il fallait rechercher. Très franchement, la leçon me fut profitable car mon chien n'avait rien à voir avec les leurs, surtout dans le type !

 

 
Odin von Tannenmeise :
Un formidable type de chien
 
Certains juges en exposition utilisent le mot "type" en l'affublent des adjectifs qualificatifs qui rendent le sujet d'un bon, d'un très bon ou d'un excellent type. Il serait judicieux de se servir de ces adjectifs avec circonspection car j'entends souvent dire par exemple que le premier et le second sont d'un bon type et que le troisième est d'un très bon type : il faut en conclure que le troisième est un meilleur type que les deux premiers.

 

Cependant, personne ne nous parle du type qu'il nous faut rechercher.

 

Le type n'est pas une donnée figée, bien au contraire, il est en constante évolution, je dirais même que c'est un concept dynamique. Il suffit d'observer l'évolution de "l'image" qui nous est donnée par les photos des champions ou des "traceurs" marquants de notre race depuis le début du XXè siècle pour comprendre  que l'amélioration d'une race passe avant tout par l'amélioration de son type.

 

 

 

LE TYPE ANCESTRAL

 

Le type ancestral qui peut paraître aujourd'hui caricatural de notre race, ressurgira dans nos portées parce qu'il est un peu le type naturel de l'ancêtre  de nos bergers allemands et que la nature étant la plus forte, ce retour aux sources que nous ne désirons pas est omniprésent et, pour des raisons que nous ne dominons pas, nous ramènera à la modestie en nous faisant comprendre que l'on ne peut dominer la nature qu'en lui obéissant.

 

La tendance naturelle d'une race dont la sélection est le fruit de la main de l'homme pour la faire évoluer est donc de revenir au type ancestral. Chaque fois que nos accouplements  nous donnent des enfants inférieurs qualitativement à leurs parents et que nous avons l'impression de ne pas avoir avancé, il s'agit dans des mesures diverses d'un retour au type ancestral.
 
 
Horand et Mari von Grafath
 Premiers inscrits au S.Z. appartenant à von STEPHANITZ

 

Le type ancestral était à l'époque de Von STEPHANITZ, génial créateur de la race, le type d'actualité. Aujourd'hui, un chien présentant un tel type serait considéré comme un hypotype, c'est-à-dire qu'il présenterait les caractéristiques de sa race en tout point de son anatomie d'une manière si réduite qu'il en serait exclu par défaut.

 

Pour être plus précis, il faudrait dire que lorsque Von STEPHANITZ décida, lors de la création de la race et de son standard, que tout chien de berger vivant en Allemagne devait être considéré comme chien de berger allemand, il avait à faire à des chiens certes dont l'utilisation était identique mais dont les types étaient absolument différents : ceux de la TURINGE, couleur gris-loup à poil court étaient totalement différents  de ceux du WURTENBERG, plus grands mais aux oreilles grandes et molles.
 
 
Hector von Schwaben (SZ n°13) Champion 1900/1901
(Horand v. Grafath x Mores Plieiningen)

 

 
CRITERES RELATIFS ET ABSOLUS

 

L'évaluation d'un sujet de berger allemand par rapport au standard de la race se fait à travers l'analyse de ses qualités et de ses défauts lesquels sont absolus ou relatifs.

 

Les qualités ou défauts absolus sont ceux que l'on peut considérer comme généralement valables quelle que soit la race de chien examiné. Ainsi, un caractère équilibré, un rein large, un œil foncé, sont des qualités absolues qu'il s'agisse d'un berger allemand ou d'un cocker.

 

Les qualités ou défauts relatifs sont au contraire des critères qui peuvent s'avérer être positifs pour une race déterminée et totalement négatifs pour une autre. Ainsi, les
caractéristiques de structure et anatomiques d'un trotteur comme le berger allemand sont
 
Klodo v. Boxberg
(Erich v. Grafenweth x Elfe v. Boxberg)
 
à l'opposé de celles d'un chien d'arrêt, galopeur comme le pointer : le métacarpe légèrement fléchi et souple doit être considéré comme une qualité relative chez le berger allemand, alors que cette même caractéristique est un défaut grave chez le pointer. Il en est de même pour la croupe qui doit être longue et modérément inclinée chez le berger allemand alors que chez le lévrier Greyhound, elle est plutôt courte et surtout inclinée et avalée. Ces qualités relatives ont le voit, sont surtout fonctionnelles et donc utiles à la fonction pour laquelle la race est créée.

 

L'amélioration d'une race passe avant tout par l'amélioration de ses qualités relatives, c'est-à-dire des qualités qui sont typiques et propres à la race elle-même.

 

Le type serait donc d'une part l'addition des qualités relatives d'une race déterminée et ces qualités ont été diverses depuis la création de la race, car à des époques diverses l'accent à été mis sur tel ou tel critère dont le besoin se faisait le plus sentir. Ce qui explique l'évolution du type depuis sa création.

 

HYPOTYPE ET HYPERTYPE

 

Le type serait d'autre part une fluctuation constante entre l'hypotype et l'hypertype. A sa création, une race est toujours hypotypique, c'est-à-dire que l'on considère que les progrès qui seront accomplis pour son amélioration seront tels que le type ancestral de départ présente des caractéristiques anatomiques réduites en tout point.

 

 
Les caractéristiques du type recherché ne se fixent et ne se transmettent de génération en génération  que dans une infime mesure cependant de plus en plus marquée et constante au fil des décennies. A un point tel que cela devient immanquablement reconnaissable et évident pour chacun. Dans l'évolution de notre race ont existé des périodes marquantes où, pour des raisons qui peut-être nous échappent, elle a acquis à des degrés divers, par la concordance des facteurs catalyseurs, un type remarquable à chaque époque considérée.

 

 
Utz von Haus Schütting
(Klodo v. Boxberg x Donna zum Reuerer)
 
Si dans la nature une espèce ou une race est maintenue par la seule sélection naturelle dans sa pleine typicité en éliminant les sujets qui ne respectent pas les critères fondamentaux de la beauté
fonctionnelle, les races créées par l'homme peuvent être quelquefois sujettes à l'interprétation humaine souvent irrationnelle et les besoins transitoires du moment peuvent rendre certaines caractéristiques excessives.

 

L'hypertype est donc à l'anti-thèse de l'hypotype : si ce dernier fait pêcher par défaut, le premier le fait par excès.

 

Ainsi, la recherche exaspérée du type pourrait conduire éleveurs et aussi juges à perdre le sens de la mesure amenant ainsi à quitter les critères de la beauté fonctionnelle, c'est-à-dire celle qui a une utilité, pour verser dans celle de l'inutile rendant la sélection un phénomène culturel, voire de mode.

 

L'hypertype, exacerbant la structure d'une partie anatomique sans tenir compte de son équilibre et se ses proportions avec les autres, tant à rendre le chien disproportionné, dysharmonique et semblable à une caricature du standard.

 

Ainsi, un chien à la poitrine profonde dont les proportions entre la hauteur du tronc et la longueur des pattes seraient inversées, c'est dire que la hauteur de poitrine dépasserait les 45 à 50 % de la hauteur totale, montrant ainsi des pattes insuffisamment longues est une tendance à l'hypertype : il ne faudrait pas confondre angulation de l'avant-main et poitrine chargée.

 

De même une angulation exagérée de l'arrière-main avec une inutile longueur de tibia faisant apparaître un chien surbaissé et une ligne de dos exagérément en pente pour faire croire à un bon garrot sont des signes d'hypertype.

 

Enfin, la recherche exagérée des têtes importantes qui est aujourd'hui d'actualité est un danger pour la race. Il faut rappeler les propres  termes du standard qui dit, entre autre, que le crâne doit être moyennement large entre les oreilles, le stop peu marqué et le museau en forme de coin.

La tête du Berger Allemand doit avant tout rester bergère et il ne faut pas confondre forme de tête et tête importante. En aucun cas la tête du Berger Allemand ne doit devenir celle d'un Saint Bernard à oreilles droites !

 

LE TYPE A LA LIMITE DE L'HYPERTYPE

 

Si à sa création une race est toujours hypotypique plus elle avance dans la sélection vers le type plus le perfectionnement de celui-ci devient difficile.

 

La tendance naturelle d'une race, malgré la sélection étant de revenir au type ancestral, il est nécessaire de se servir de reproducteurs pétris de qualités par excès et donc de conserver pour une bonne part des sujets qui sont à la limite de l'hypertype.

 

En élevage, il est toujours plus difficile d'accentuer les qualités relatives que d'essayer de les maintenir, la nature se chargeant toujours de les réduire. Le maintien d'un très bon type passe plus souvent par des reproducteurs porteurs de certaines qualités en
excès que le contraire.
Axel vd Deinning Hauserheide 1949-1950
(Immo v. Hasenfang x Helma v. Hidegarsheim)

 

La plus grande difficulté résidant toujours dans la tendance à tomber dans l'hypertype.

 

 


 
 
 

ROLF VON OSNABRÜCKERLAND : LA BASE DU TYPE ACTUEL

 
 
Hans Dettmar et de gauche à droite : Rolf, Reina, Maja et Racker
 
Le fait saillant du championnat 1950 à BREME fut la présentation par leur éleveur Hans DETTMAR de trois des douze chiens ayant obtenu le titre des ausleses. Ces trois chiens étaient de la même famille: MAJA von OSNABRÜCKERLAND, sa fille RENA et son fils ROLF que nous voyons avec leur éleveur sur une photo de 1951. Cette même portée avait aussi vu naître REINA qui était toute noire et ROSEL.
 
Le type de Berger Allemand moderne tels que le recherchaient les frères MARTIN trouve son point de départ il y a 50 ans avec ce chef de race ROLF v. OSNABRÜCKERLAND, fils de LEX v. PREUSSENBLUT et de MAYA v. OSNABRÜCKERLAND.

 

Walter MARTIN résumait en ces termes les caractéristiques issues de cette famille : "Type, expression, tête et sortie d'encolure, avant-main et couleur".
 
 
Rolf von Osnabrückerland
(Lex v. Preussenblut x Maya v. Osnabrückerland)

 

ROLF produisit les mâles Ausleses DRUSUS zd SIEBEN FAULEN (1951), BURSCHE v. PFINGSTHUGEL (1952), GERO v. STRUHRI-GAU (1953), HARDT v. STUVESCHACHT et BRANDO v. TAPPENORT (1955).

 

Sa sœur ROSEL, mère de HEIN v. RICHTERBACH, fit souche avec CÄSAR MALMANNSHEIDE (Auslese 1956)

 

L'autre sœur INA fut la grand-mère de VELLO zd SIEBEN FAULEN par sa fille GRILLE v. SIEBEN FAULEN. RACKER, frère de ROLF fut à la base de la lignée de GREIF v. ELFENHAIN (Auslese 1960).

 

Les consanguinités pratiquées sur les frères et sœurs  de la portée des "R" OSNABRÜCKARLAND furent à l'origine de tous les chiens de tête et Auslese des années 60, mais la souche trouva son apogée plus particulièrement lorsque les descendantes de VELLO zd SIEBEN FAULEN par son fils JALK v. FOHLENBRUNNEN furent accouplées avec les descendants de la lignée mâle de ROLF v. OSNABRÜCKERLAND.

 

La continuité dans le type de ROLF fut particulièrement assurée par son fils direct ARKO von DELOG qui produisit la lignée des CONDOR, les ancêtres de QUANTO vd WIENERAU.

 

Toute cette famille possédait des caractéristiques recherchées de type, tête avant-main avec une épaule longue et oblique et un bras long et angulé.

 

CONDOR HOHENSTAMM, Auslese de 1958 était le fils de ARKO v. DELOG sur une fille de AXEL v. DEINIGHAUSERSERHEIDE Auslese de 1949/50 qui avait une belle avant-main, ce qui ne fit que renforcer le potentiel héréditaire de ses descendants.
 
 
 
 
 
 
Condor v. Hohenstamm (1958)
(Arko vd Delog x Asta vd Jakobdleiter)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Condor v. Zollgrenzschutz-Haus (1965-66)
(Condor v. Schapp/Carmen v. Sixtberg)
 
 
 
 
 
 
 
 
Il fut le père de CONDOR v. SCHNAPP excellent au championnat d'Allemagne dont le Dr FUNK disait qu'il était d'un type idéal avec une avant-main remarquable. CONDOR v. SCHNAPP produisit l'auslese CONDOR v. ZOLLGRENZSCHUTZ-HAUS.

 

En plaçant 4ème Auslese ce petit chien plein de type et de substance, le Dr FUNK écrivit dans son commentaire :

 

"Ce mâle a 62 cm de haut, il est donc au milieu des extrêmes 60 à 65 cm, c'est pour cela que sa taille mérite des éloges et non pas une critique, bien entendu si je le place à côté d'un chien de 65 cm, il apparaîtra naturellement plus petit, peut-être même petit, mais il n'y a absolument rien à critiquer à sa taille, absolument rien  du tout. C'est un mâle très harmonieux, chez lui tout va très bien ensemble, très bonne avant-main, bonne ligne de dos, sa croupe est parfaite, il a une bonne angulation de l'arrière-main (…) C'est en tout un mâle très correct qui séduit par sa noblesse."

 

QUANTO VD WIENERAU : LA REFERENCE EN MATIERE DE TYPE
 
 
Quanto von der Wienerau
VA 1969/ 70/ 71/ 72
(Condor v. Zollgrenzschutz-Haus x Yoga vd Wienerau)

 

QUANTO vd  WIENERAU, fils de CONDOR, excellait particulièrement dans le type. Sa mère YOGA vd WIENERAU (consanguine 2-2 DIXIE vd WIENERAU), fille de l'Auslese ARNO HAUS SCHWINGEL, un chien lui-même issu de la ligne de ROLF combinée à celle de AXEL DEININGHAUSERHEIDE.

 

YOGA portait aussi le sang de INA OSNABRÜCKER LAND par le père de JALK FOHLENBRUNNEN et aussi celui de ROSEL car sa mère FRIGGA était issue de GELMO NEUZENLACHE.

 

QUANTO possédait les caractéristiques absolues de son ancêtre ROLF sur lequel il était 5 ou 6 fois consanguin ainsi que sur la portée "R" OSNABRÜCKERLAND. Avec un garrot pas très relevé, une croupe loin d'être exceptionnelle, un dos qui n'était pas un exemple de fermeté, QUANTO compensait très largement par son type associé à une couleur, une très belle tête, héritée de son ancêtre, une sortie d'encolure longue permettant la mise en -évidence en mouvement d'une avant-main proche de la perfection, aussi bien dans l'épaule que dans le bras.

 

Ce mouvement était encore plus spectaculaire grâce à une laxité de ses métacarpes.

 

QUANTO fut un très bon reproducteur et nombre de ses produits étaient très typés. Parmi ses filles, il faut citer FRIGA v. ECCLESIANOVA qui fut mère du champion CANTO v. ARMINIUS et de son frère CÄSAR qui eut une remarquable reproduction.

 

Trois de ses fils eurent la vedette. DICK v. ADELOGA (champion 1973), mais surtout LASSO di VAL SOLE (Auslese 1976/77) et REZA v. HAUS BECK perpétuèrent la lignée. Un 4ème CLIFF v. HAUS BECK fut à l'origine de la lignée paternelle de URAN v. WILDSTEIGER LAND.
 
   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
             Reza v. Haus Beck         ----         Dick v. Adeloga      
 
        
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  Lasso di Val Sole
 
REZA v. HAUS BECK était un typique chien de Berger Allemand, rustique solide avec une belle couleur, tête et expression. Il était typique parce qu'il possédait les qualités de son père et de sa mère, mais aussi les défauts de fermeté de sa ligne paternelle. Il fut un remarquable "père de mères" notamment de ICA v. HAUS REITERLAND, mère de FANTO et de NERO v. HIRSCHEL.

 

LASSO fut quand à lui à l'origine de ce qu'il faut considérer comme l'archétype idéal : ODIN v. TANNENMEISE. ODIN était consanguin sur QUANTO vd WIENERAU par deux de ses fils LASSO di VAL SOLE et DICK ADELOGA. Il était aussi consanguin sur FLORA v. KÖNIGSBRUCH et sa mère WILMA KISSELSCHLUCHT.
 
 
Odin von Tannenmeise VA 1987/88
[Quando v. Arminius x Hasel v. Tannenmeise (Dax vd Wienerau)]
 

 

LES AVANTAGES DE LA SELECTION SUR LE TYPE

 

Hermann MARTIN et son frère WALTER dirigeaient leur élevage vers un type de chien bien déterminé, orienté presqu'exclusivement sur les lignées que nous venons d'étudier.

 

Le type et l'expression étaient pour eux des éléments essentiels au niveau de la sélection des reproducteurs parce que selon eux, c'est la chose qui se remarque au premier coup d'œil lorsqu'un chien entre dans un ring ou qu'on le voit pour la première fois.

 

Un chien a de bonnes ou de moins bonnes angulation, il a un bras long, très long ou court, il a une croupe courte ou longue : le type quant à lui ne se mesure pas. Un chien a du type ou il n'en a pas. Il est ou non dans le type recherché.

 

Les avantages de la sélection sur le type sont avant tout que dans le type d'une famille donnée, on retrouve toujours des critères associés représentés par des qualités relatives mais aussi par les défauts relatifs du type déterminé.

 

Ainsi chez les descendants de QUANTO vd WIENERAU aux qualités de l'avant-main, de sortie d'encolure, de forme de tête, d'expression et de couleur associée au type, qui sont des qualités relatives inhérentes et indissociables du type, inévitablement leur sont parallèlement adjoints les défauts relatifs de longueur et de position de croupe, de fermeté de dos et aussi de manque d'appui sur l'arrière-main de ces familles.

 

Si Walter MARTIN avait pour principe d'accoupler des chiens qui se ressemblent, donc des chiens ayant le même type, c'est parce que son sens de l'élevage doublé de sa longue expérience lui avaient appris qu'en pratiquant de la sorte, d'une part il avait plus de chance de renforcer le type qu'il recherchait puisqu'il accentuait les qualités relatives, d'autre part il essayait de mieux combattre les défauts inhérents à cette lignée en choisissant des géniteurs apparentés et compensatoires.
 
 
Zambia von Arminius
[Ursus v. Batu x Nova vd Wienerau (Matty vd Wienerau)]
Championne d'Allemagne
 
 
 
 
 
 
 
 
Ungana von der Wienerau
[Urk vd Wienerau x Chilla vd Wienerau (Jello vd Wienerau)]
Championne d'Allemagne
 
 
 
 
 
 
 

On peut observer dans les photos de ZAMBIA et UNGANA la similitude de type. Ces deux chiennes sont typiquement issues de consanguinité sur ODIN v. TANNENMEISE, par ses deux fils ZAMB (2 fois) et JECK pour la première et par une consanguinité ZAMB (2 fois) et USSI vd WIENERAU (3 fois) pour la seconde.

 

LA COULEUR ASSOCIEE AU TYPE

 

Dans les lignées issues de ROLF v. OSNABRÜCKERLAND, donc chez les descendants de QUANTO vd WIENERAU, généralement la couleur est associée au type. Un chien typé dans cette famille a presque toujours la bonne couleur, des feux très prononcés, masque noir et une très belle expression. N'en déplaise à certains la couleur et la pigmentation sont fondamentales dans notre race. Si un chien typé a de la couleur, c'est parce que cette dernière est associée au type. Par contre, un chien qui a de la couleur, mais seulement de la couleur, n'est pas forcément typé.

 

LE TYPE : UN CHOIX D'ELEVAGE.

 

Pour conclure, je prendrais une fois de plus l'exemple d'Hermann MARTIN qui n'hésita pas à promouvoir des sujets comme ODIN, JECK, ZAMB et NERO qui étaient loin d'être des grands "sprinteurs d'hippodromes". Il fit souvent remarquer au public épris de grandes allures à haute vitesse que ces chiens étaient d'un type remarquable ce qui constituait la qualité première d'un chien de Berger Allemand. Il avait fait un choix d'élevage.

 

 
 
Richard SPARTA
 
 

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